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Les témoignages
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La feuille de route
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Nos trois piliers
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La quête de Dieu

C'est notre conviction de chrétiens, laïcs et religieux, que l'homme a été créé par Dieu et qu'il aspire, consciemment ou non, à trouver en lui la plénitude. Il est donc de notre responsabilité d'en témoigner, avec enthousiasme mais aussi avec discernement.

Témoigner avec enthousiasme. Il s'agit pour nous, avec les jeunes accueillis :
- de vivre en enfant de Dieu "venez et voyez"…, témoignant de l'amour du Père, et vivant une grande charité fraternelle.
- de donner à chacun, en toute liberté, l'occasion d'une rencontre avec le Christ.
- d'aider ceux qui veulent aller plus loin dans cette découverte ou approfondir leur recherche spirituelle.
L'ensemble des activités de nos maisons repose sur cette démarche Dans la pratique, un éclat particulier est donné aux grandes fêtes religieuses, tandis que pour le quotidien, il est demandé de suivre avec les autres le rythme familial de la prière du matin et du soir

Témoigner avec discernement : si l'aspect spirituel est fondamental dans notre mission, c'est aussi le plus délicat.
En effet, quelle que soit la générosité de l'intention, les maladresses ou les excès peuvent conduire à des incompréhensions, voire à une profonde désorientation. Il est donc primordial que notre témoignage s'effectue dans la paix des cœurs. Pour cela, il nous faut :
- chercher à partager notre foi et non à l'imposer, en respectant les limitations d'ordre confessionnel.
- être attentifs à écarter tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à du prosélytisme ou à de la pression psychologique, d'autant plus que les jeunes accueillis sont fragiles et vulnérables dans ce domaine.
- veiller simplement à la qualité de notre présence et de notre prière.
- s'astreindre à garder sobriété et discrétion quant à la quantité de représentations religieuses affichées.
Enthousiasme et discrétion peuvent paraître contradictoires, mais l'un et l'autre sont nécessaires pour que les jeunes accueillis se sentent en confiance : notre témoignage pourra parfois alors porter ses fruits.
« Nous les aimons tels qu'ils sont. Non pas pour notre gloire, ou pour la réussite de l'œuvre que nous faisons. Nous les aimons pour que l'œuvre de Dieu se réalise en eux » (Charte de Saint Jean Espérance)

Une grande leçon
Le jeune qui arrive, dépossédé de tout, dépossédé de lui-même, a perdu jusqu'à sa volonté de vivre et son identité. Pourtant il a la possibilité de sortir de la drogue et de se reconstruire.
Le premier travail pour lui, est de retrouver le goût et le désir de refaire surface, de laisser remonter en lui l'élan vital, l'espoir de guérison.
En même temps, le jeune blessé par la drogue doit prendre conscience de sa fragilité et reconnaître qu'il lui faudra du temps pour la surmonter.
Il lui faut ensuite structurer sa personne, que la drogue a abîmée ou détruite. Il apprend alors à discerner où est son bien véritable.
Mais en profondeur, la vraie découverte est toujours : « Dieu m'aime, il est miséricordieux, je peux faire confiance… et ceux qui sont avec moi me le prouvent quotidiennement, je peux compter sur eux. »
« Je choisis les petits et les faibles pour publier ma gloire » : c'est finalement la grande leçon que Marie, dans sa miséricorde, donne à ceux qui se dévouent pour Saint Jean Espérance, et, au-delà, à chacun d’entre nous.

La prière, est-ce le remède pour sortir de la drogue ? est-ce nécessaire pour en sortir ?
La drogue n’est pas une maladie, qu’on guérirait donc avec des remèdes, des médicaments. Il n’y a pas de remède miracle, pas de médicaments anti-drogue, pas de méthode absolue. Quitter la drogue ce n’est pas chasser un virus ou soigner des neurones. C’est d’abord changer de vie.
La drogue c’est la prise d’un produit, certes, mais c’est aussi un mode vie intérieure. (cf la définition de la toxicomanie du Professeur Olivenstein : «la toxicomanie c’est la rencontre d’un individu, d’un produit, et d’un moment socio-culturel»).

Sortir de la drogue c’est donc : arrêter de consommer, fouiller le passé de sa vie pour accéder au pardon et changer de culture, d’habitudes. Changer sa manière de se voir, de voir le monde, de voir les autres, de voir la vie. Quitter ce refus constant du réel, cette fuite en avant de soi-même et des autres, ce monde virtuel que le toxicomane se construit. C’est choisir la vérité, la vie, les autres.

Donc la prière ne peut être un remède. Alors pourquoi prie-t-on ?:
Nous prions car cela fait partie de la vie, de la personne humaine. La recherche de Dieu, le désir de Dieu nous élève et nous fait tenir droit. Non comme une béquille pour boiteux, mais comme ce qui est le couronnement de la personne, son épanouissement, sa noblesse la plus grande.

Et nous l’avons dit : sortir de la drogue c’est beaucoup plus qu’arrêter un produit en luttant contre la tentation d’en prendre, c’est devenir une personne humaine. C’est pourquoi, si Dieu me fait devenir une personne, du coup il me tire de la drogue !


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