Historique
Quand un pauvre appelle vers Dieu, son
cri traverse les nuées !
En 1987, des jeunes toxicomanes supplièrent le Père
Jean-Philippe, frère de Saint Jean, d’ouvrir une
maison familiale, pour eux, pour se refaire une santé physique,
mentale et spirituelle, mais aussi, pour certains, expérimenter
et découvrir que Dieu est Notre Père.
Le Père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la Congrégation
Saint Jean, donna immédiatement son accord et le soutien
total des frères.
A la suite d’une neuvaine terminée à la rue
du Bac, le Père Jean-Philippe ouvre une maison d’accueil
pour toxicomanes à Pellevoisin, sur les hauteurs à
l’écart du village. Dans ce village berrichon, proche
de Châteauroux, il découvre un sanctuaire
marial consacré à « Marie, mère
toute miséricordieuse ». C’est
ainsi que la Sainte Vierge, la mère de Jésus, s’était
présentée à une pauvre domestique mourante,
Estelle Faguette. Elle lui est apparu quinze fois. Cela se passait
en 1876.
Elle lui déclara aussi : « Je
choisis les petits et les faibles pour publier ma gloire. »
Frappé de la lumière que ce message de Marie donnait
à son action, le Père Jean-Philippe n’hésita
pas à confier la maison qu’il venait d’ouvrir
à Marie, pour qu’Elle puisse y accueillir ses pauvres.
C’est ainsi que tous ceux qui le désirent peuvent
désormais entamer une démarche spirituelle de découverte
ou de re-découverte de la foi.
Saint Jean Espérance, si elle est d’abord
l’intuition d’un religieux à la suite de la
demande de toxicomanes, est, dès sa fondation, une œuvre
commune entre religieux et laïcs
Cette maison a été ouverte avec l’aide des
frères de Saint Jean mais aussi avec le soutien de nombreux
laïcs pour le financement, l’encadrement et la structure
juridique de l’association.
En 1989 une autre maison d’accueil s’ouvre :
la Bretêche, près d’Angers.
Dans chacune des deux maisons, une petite communauté fraternelle
et chrétienne vit en permanence sur place.
Cette communauté peut regrouper, selon les cas, des frères
et des laïcs bénévoles ou salariés.
Elle est portée par des comités de soutien locaux,
des Sœurs, des oblats de Saint Jean, des amis.
Ce que nous sommes et ce que nous faisons présentent de
nombreux éléments communs avec d’autres structures
d’accueil : accompagnement personnel, possibilité
d’un suivi psychologique, vie communautaire, règlement
ferme, travaux en tout genre, aide à la réinsertion,
etc. Ce que nous apportons de spécifique, c’est
l’intégration de la dimension spirituelle au processus
de réhabilitation humaine. C’est la coopération
étroite entre jeunes, professionnels, amis, religieux.
L’association et les maisons sont soutenues spirituellement
par la prière des Sœurs Contemplatives de Pellevoisin.
Leur prieuré a été fondé avec la vocation de
s’offrir pour les plus pauvres. Nous sommes tous à
l’école de Marie, comme le fut Estelle, tour à
tour témoin et acteur, accueilli et accueillant, contemplant
les merveilles de l’Esprit Saint agissant dans le cœur
de chacun.
Jusqu’à aujourd’hui nous avons constaté
que cette œuvre ne pouvait se réaliser que dans une
structure familiale : huit à dix jeunes maximum sont
accueillis par maison. Et toutes les maisons essaient de travailler
ensemble, dans l’unité, afin de former une grande
famille.
Pour aider les jeunes à se réinsérer et à
faire le pas entre la communauté et la vie extérieure,
nous avons créé trois maisons relais, ces dernières
années. Ce sont des maisons où il n’y a pas
d’encadrement : les jeunes s’encadrent eux-mêmes,
apprenant ainsi à construire leur autonomie.
Ils ont aussi pour but de travailler à mi-temps à
l’extérieur.
Réveiller
l’espoir d’être aimé, guéri, et
oser y croire
Notre vie est une vie de type familial avec la prière,
le repos, les découvertes culturelles, les jeux, le sport,
la cuisine, le ménage, l’entretien des locaux, les
animaux, le jardin, les balades. C’est cette vie
de communauté, de famille, de communion qui ouvre le cœur.