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Association Française
de développement des Véloroutes et Voies Vertes
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Discussions (sur la préparation du voyage à vélo)

Discussions (sur la préparation du voyage à vélo)

Trucs et astuces, pour ou contre: à chacun de le dire: c'est ici que ça se passe!


- Pneus invrevables et fourches suspendues: pour!
Mon expérience des voies vertes non asphaltées ( Basse Normandie et canal Nantes-Brest par exemple ) m'a amené à choisir des pneus " increvables ". Mes commentaires sur 2 années d'usage :
- réellement increvables, et oui, fini la corvée de chercher l'épine de ronce !
- pneu moins confortable
- moindre adhérence surtout sur sol mouillé et à grande vitesse
- plus coûteux ( plus de 30 €)
Je donne l'adresse internet pour les pneus increvables: www.cpa-france.com (voir marque: Dutch Perfect). Le site est bien fait et donne l'adresse des revendeurs. En l'absence de revendeurs dans votre secteur votre marchand de vélos habituel pourra se les procurer ; en effet CPA ne fait pas la vente aux particuliers.
En ce qui concerne les fourches suspendues: outre l'aspect confort que chacun peut apprécier, elles peuvent sur un plan médical se révéler utiles. En effet, les petites trépidations transmises par le guidon peuvent engendrer des décollements de la rétine , ceci surtout chez les myopes et les personnes qui " avancent dans l'âge ".
Bernard Lebourg (Novembre 2004)

. Pneus increvables et fourches suspendues: contre!
Les pneus increvables... De mon point de vue, les inconvénients l'emportent sur les avantages. Ils peuvent sans doute être utiles en ville, où le risque de crevaison est relativement plus important. Mais en campagne, et plus encore dans les descentes (à "grande" vitesse) ou par temps humide, ils me font plus peur qu'ils ne me sécurisent. En voyage, donc en dehors d'un usage urbain, avec des pneus et des chambres à air, je perce à peu près 1 à 2 fois par 10 000 kilomètres. Durée de la réparation : 5 mn, si je change de chambre, 7 à 8 mn si je répare (avec un patch auto-collant, existe aussi en grand format pour la réparation des pneus). L'intérêt du pneu "increvable" me semble donc très très limité, au moins pour ce type d'usage. J'ai aussi constaté que les pneus fins crèvent de peur quand les gros (associés aussi à des chambres à air plus épaisses) résistent mieux. Le compromis est à trouver entre fiabilité et rendement. A mon avis, le (relativement) gros pneu est ce qui filtre le mieux les micro-chocs. Il me semble paradoxal de s'équiper de pneus increvables, donc raides, pour ensuite ajouter des fourches suspendues. C'est mon avis, et ce n'est qu'en avis, parmi d'autres. Le choix du matériel est nécessairement très individuel, en fonction du type de pratique, mais aussi de l'âge, de la culture et des habitudes. Le débat peut durer quasi infiniment. Et c'est en échangeant qu'on apprend.

Merci à Bernard pour l'info sur CPA, cette centrale d'achat fait en effet partie des bonnes adresses à communiquer aux détaillants pour qu'ils puissent fournir le client, en pneus increvables, ou en jantes et pneus de 650 par exemple.

Les fourches avec suspension, c'est compliqué, et c'est très lourd. Pour un gugusse dans mon genre qui roule depuis plus de 40 ans, avec même les cartilages qui commencent à sortir entre les os sur le dessus de la main à cause des vibrations, le problème peut se résoudre de manière plus légère et plus fiable. Il existe des bandes de gel que l'on peut poser sous la guidoline, et des gants qui contiennent aussi du gel. Les problèmes de selle (du moins ceux dus aux micro-chocs répétés) se résolvent sensiblement de la même manière. Les vibrations sont suffisamment filtrées. Une position adaptée à l'âge, et l'évitement des chemins trop cahoteux, solutionne en général la plupart des soucis. Des décollements de rétine ? Bougre ! La bande d'octogénaires que je connais et avec qui je me promène parfois (certains sont myopes) n'ont pas l'air d'en souffrir. Mais peut-être que mon échantillonnage n'est pas représentatif. Les suspensions, utiles sans doute en VTT en raison des cahots importants, ne me semblent pas adaptées à une pratique routière ou occasionnellement sur chemin.
Bruno Manguy
(Novembre 2004)