Pas une preuve
"L’étau
se resserre sur le groupe Coupat", la dépêche parut la semaine
dernière relate la découverte -
providentielle, comme par hasard, après cinq mois d’enquête, d’un manuel de
fabrication de bombe sur l’ordinateur de la compagne de Julien Coupat. Et tente
de le présenter comme une preuve définitive de la culpabilité de ceux de
Tarnac. En oubliant un peu vite qu’il ne leur a jamais été reproché un
quelconque attentat à la bombe.
Pile-poil en même temps que l’article du Monde, document
que
le journal Le Monde vient de rendre public la veille . Ce document, c’est un
résumé du dossier d’instruction de l’affaire de Tarnac, celle qui a vu neuf
jeunes gens arrêtés sans aucune preuve parce que soupçonnés de s’en être pris à
des catenaires de la SNCF et qui vaut à celui qui est présenté par les
autorités comme le meneur de ce pseudo groupuscule anarcho-autonome, Julien
Coupat, d’avoir déjà passé plus de 100 jours en prison, avec l’assurance qu’on
ne le laissera pas sortir de sitôt. Le Monde, premier média à avoir eu accès au
dossier d’instruction et à en rendre compte publiquement. Et il confirme ce que
tout le monde savait, le dossier est aussi vide qu’il est possible de l’être. ″Plus
vide, ça n’existe pas, ou alors on touche à la physique quantique et à la
théorie des trous noirs. ″ En camouflant très mal le fait que le dossier ne
comporte toujours aucune preuve ni aveu. Pour Me Irène Terrel, conseil de
quatre des mis en examen, dont Julien Coupat, "il s'agit d'une affaire
fabriquée de toutes pièces sur le terrain politique, notamment par des
interventions de Michèle Alliot-Marie", la ministre de l'Intérieur.
"A mes yeux, Julien Coupat fait figure de bouc-émissaire d'un fiasco
politico-judiciaire", a-t-elle déclaré le 13 mars après un troisième refus
de mise en liberté de son client, qui reste le seul incarcéré dans ce dossier.
Pas de doute "ne croyez pas la moitié de ce que vous voyez, et rien de ce que vous entendez" DJ Pompidou .
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