|
Zëro + The Rubiks
+ The Good Damn en concert au Clacson le 15 mai, comment ne pas
parler d'eux, dans le melting pot Lyonnais, article parut dans le
491 et dans son intégralité gentiment prêté
....
Kabu
Ki, Rubiks & Nouilles en salade…
À
l’occasion de la parution du phénoménal album des
Rubiks
(et les mots sont pesés), nous avons rencontré leur
bassiste émérite, Séb
Radix, qui officie
également au sein des non moins fantasmagoriques Kabu
Ki Buddah (KKB).
Extraits choisis.
Au
commencemet…
Avec
Hasmig Fau… Nous avons toujours joué ensemble et fait nos
gammes sur les bancs du lycée. Plusieurs groupes plus tard,
nous avons intégré le projet de Big
Band initié
par Gilles Laval à l’ENM de Villeurbanne, qui deviendra Miss
Goulash. Et nous avons monté KKB dans le même temps avec
notre pote Pedro de la Hoya, histoire d’aller voir un peu du pays !
Des
milliers de kms plus tard, KKB a donc sorti à l’automne
dernier son 3
album ; un opus qui tendrait à démontrer que La
vie est un pique-nique ?
Après
Life is Movie et
Life is a Bitch,
il fallait bien se casser la tète à trouver une suite à
la déclinaison et du coup, la pochette de l’album se déplie
en effet comme une nappe de pique-nique. Mais le véritable
concept qui nous anime depuis le début, a surtout à
voir avec cette tenue de scène (ndlr : en survêtements,
genre « ridiculous
don’t kill »)
qui nous colle à la peau.
En
parlant de sport, Pedro de la Hoya s’en retourne à ses premiers amours : la boxe en solo !
Exactement…
et j’invite les gens à découvrir son spectacle
hilarant mais pas que, sachant qu’il y vendra également son
1 45t.
Dans
lequel il cultive comme au sein de KKB un coté résolument
anti guitar-hero.
Il
s’agit pour nous de faire les choses sérieusement sans
jamais se prendre au sérieux. Mais même en blaguant, il
nous arrive pourtant de traiter de sujets plus ou moins graves, comme
l’avenir de nos enfants dans ce monde pourri.
Au-delà
de votre coté Do
it yourself,
vous êtes un peu des clowns
électriques (réf.
A OTH) ?
C’est
parce que ça nous plaît ! (idem).
Et
ce qui vous plait est égaelment compilé dans ton
fanzine joie de
vivre et nouilles en salade…
cet intitulé, il fallait y penser.
Ça
vient d’une sublime réplique de Jack Nicholson dans un film
néanmoins complètement naze : Pour
le pire et le meilleur
(en VF).
C’est
un projet parallèle qui fête sa 33
édition et que je me vois mal arrêter un jour.
Au
royaume des side-projects, il y a donc The Rubiks !
Un
trio qui existe depuis longtemps mais évoluant forcément
en dilettante puisque chacun a d’autres priorités. Sauf que
nous avons franchi le pas aujourd’hui avec la parution de cet
album.
Un
vinyle qui recèle quelques perles.
Des
titres qui ont eu le temps de mûrir avec le temps… et
finalement, nous en sommes contents.
Avec
les deux autres larrons qui forment le groupe.
Andrew
à la batterie, qui jouait dans Happy Anger puis Plod, et qui
tourne aujourd’hui à fond avec son projet en solo :
Duracell.
Et puis Nico Poisson, guitariste hors normes, qui a monté avec
ses compères de Ned
le label SK Records.
Universal
Satisfaction…
Un
titre d’album un peu gag et pompeux, mais qui signifie entre nous
qu’il n’y a aucune limite quant au pillage et au remodelage de
"plans" que d’autres groupes ont joué et/ou
composé avant nous ! C’est même une marque de
fabrique. Il ne s’agit pas de plagier pour plagier, mais de
suggérer simplement que chaque riff, chaque sonorité,
chaque enchaînement… nous est transmis par héritage.
Vous
avez d’ailleurs listé tous ceux qui vous ont inspiré
et cela va de Led Zepp à Daft Punk en passant par Fugazi !
C’est
une façon de revendiquer toute l’histoire de la musique, qui
n’est que piratage et enchevêtrement jubilatoire. On est loin
de I can’t get no
satisfaction…
Et
en plus, ça sort (entre autres) sur le label de KKB baptisé
Rock & Roll
Masturbation :
autant dire que le coté jouissif ça vous connaît !
Oui
mais on tricote pas tant que ça…
Un
peu quand même ?
Disons
que l’on a poussé les choses à bloc et que le
"concept" sous-jacent, c’est que Rock & Roll =
Masturbation.
Il
y a avait le Manhattan
de Woody
Allen, il y aura ainsi celui des Rubiks : 22m pendant lesquelles
vous vous en donnez à cœur joie.
Avec
un plan de basse à un moment qui nous faisait penser au
Chinatown de
Bästard : c’est la référence avérée
même si on adore Gershwin…
S’est-on
essayé à cataloguer votre musique ?
Sur
un forum, un gentil garçon a parlé de « rock
visionnaire » et de « musique que les gens joueront
dans 20 ans » ; le coté farce c’est que nous
avons plutôt pillé et empilé à notre sauce
les plans « rock » que les gens jouent depuis
20 ans. Alors en matière de « rock visionnaire »,
hormis Double Nelson, je ne vois pas…
Si
on ajoute à KKB, Duracell et Ned : Overmars, Doopler,
Daïtro, Chick Peas, The Good Damn, One Second Riot, Lost Boys,
Socrates et j’en passe… ça commence à faire du beau
monde niveau scène locale ; Quel regard portes-tu sur
celle-ci ?
J’ai
comme l’impression que chacun dans notre coin, nous sommes trop
"discrets", si l’on considère par ex que certains
groupes ont déjà tourné aux Etats-Unis et dans
l’Europe entière, voire bien au-delà. Entendu que
personne ne cherche non plus la médiatisation à
outrance, loin de là !
C’est
dire que ces groupes sont ailleurs quasiment plus connus et reconnus
qu’ici ?
Quasiment,
oui. Reste qu’ici en termes d’ébullition et d’émulation,
nous avons atteint la cote d’alerte.
ot sur l’effondrement du capitalisme financier ?
Ma
petite entreprise ne connaît pas la crise.
Dans
les bacs ou sur www.skrecords.org
: Life is a Picnic
(Kabu
Ki Buddah) et
Universal Satisfaction
(The
Rubiks).
Zëro
+ The Rubiks + The Good Damn en concert au Clacson le 15 mai
Laurent
Zine
|