Ne parlez pas du "tango traditionnel" à Caceres. Ne lui dites pas non plus qu’initialement, le tango se dansait entre hommes. L’artiste vous rétorquera, un brin agacé, "des idées reçues ! », avant de leur tordre le coup avec ferveur.
« À l’origine, cette musique est un métissage spontané produit par différents peuples qui se sont rencontrés sur les bords du Rio de la Plata : " des anciens " d’Amérique du Sud, des migrants d’Europe - carbonari italiens, communards français - des esclaves noirs. » Et de poursuivre : « Le tango dansé apparaît avec les danses de couple européennes, comme la valse. Dans les faubourgs, des gens vont se retrouver pour danser sur n’importe quel rythme. Les Blancs vont épier et copier les danseurs noirs. Face à la concurrence, à l’agilité et à la grâce des Noirs, les hommes dansaient parfois entre eux pour s’entraîner et ne pas faire mauvaise figure face aux femmes.(Splendide utopie mise en tango)
"
Cáceres a toujours été dans l’oeil du cyclone. "Il arrive à Paris - est-ce un hasard ? - en mai 1968. Avant cette date, à Buenos Aires, sa ville natale, étudiant aux Beaux Arts le jour, pianiste et tromboniste agitateur la nuit. Éxilé à Paris, il a attendu de dépasser la cinquantaine pour se mettre à chanter en public.
Juan Carlos remonte la généalogie du tango jusqu’à ses racines africaines revendique haut et fort l’aspect africain du tango. Il remet en avant le rôle des percussions et cherche inlassablement tous les ingrédients initiaux de cette culture de fusion. Pour l’avoir déjà vu sur scène, ce jeune homme de 71 ans loin des modes musicales, cultive avec folie le tango, la milonga, le can-dombe et la murga, genres populaires tous dérivés du métissage afro-européen. Lolita
Tangos Juan Carlos Cáceres est
un événement de Festival d'Ambronay Le 26 septembre
2009 Horaires : 21h00 13 euros