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Tags and Cie....
Pochoiristes, tagueurs, fresquistes, graffeurs ou encore Zulus, ils tatouent les rues de délires surréalistes, tics autographes, dans une sorte d'instantanéité, de mystère, utilisant des pseudonymes. Des traces comme la signature de messages (souvent politiques), de fantasmes, de poésie. Des empreintes qui donnent un caractère vivant à nos rues, dans un monde qui tend de plus en plus vers "l'impersonnel ". Pour les "writers", c'est une façon de se matérialiser dans une nouvelle identité, comme pour signaler leur présence dans la société, où seulement parce que le marché de l'art ne leur laisse pas de place suffisante dans les galeries. Depuis longtemps les graffitis font parti de notre environnement urbain. Aujourd'hui perçus comme un art à part entière, et consacrés comme partie prenante du patrimoine. Il existe depuis 1987 un musée des graffitis et des institutions artistiques ont pris parti pour cette forme d'expression, comme le Centre Pompidou ou le Palais de Tokyo.
Cependant la polémique est vive à ce sujet. Les graffitis sont évoqués plus comme une forme de pollution et d'agression visuelle que comme des oeuvres à classer et à protéger. Ils restent des inscriptions non autorisées et réprimés sévèrement. Comme si tous ces panneaux publicitaires qui inondent nos villes ne nous agressaient pas ! Il faut savoir que les tags coûtent cher, 12 millions d'euros à la Sncf ! Et malgré toute l'énergie qu'emploient les brigades anti-tagueurs pour les effacer, les traces qu'on appelle "le spectre" persistent, les fantômes dans la ville ! Et un paquet d'argent.
Le Zèbre à flasher sur une fresque Sister Noise à l'angle rue Celu, rue Dumenge sur le Plateau de la Croix-Rousse. Longue de 15 m environ, ce graffiti est incontestablement une œuvre et nous vous invitons à venir vite y poser votre regard avant que le service de nettoyage ne se mette en action. (Décidément, ils en font un art éphémère.) Que les villes persistent à frotter et à gratter....la rue est une éternelle bavarde. EB
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