| le zèbre |
|
Zèbrociété |
| Hebdo | Agenda | Bonplan | cHronic | mUsic | ptit'Annonce | Forum |
|
hebdo
|
Terminus Bidonville
Derrière
les palissades métalliques où se superposent des affiches de concert,
les cheminées des bicoques fument, les façades des maisons sont colorées,
patchworks de panneaux publicitaires. Un seul point d’eau pour tout le camp
et trois toilettes. La préfecture avait alors demandé à l’Alpil (association
lyonnaise pour l’insertion par le logement) de réaliser une enquête auprès
des habitants du bidonville afin d’envisager des solutions de relogement
pour les familles roumaines désormais européennes. Conjointement
d’accord sur les résultats de l’audit, l’Alpil et la préfecture
proposent 63 emplois, des places en foyer pour des familles sans enfants, des
accueils en chambre d’hôtel. D’ici fin mars, tout le campement devrait être
déserté. En
attendant et depuis le début, des associations interviennent au milieu
des baraquements : Médecins du
monde, Art et Développement qui
propose des ateliers de peinture et le collectif Classes
(collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien des
enfants des squats). Plusieurs enfants sont scolarisés dans des écoles de
Vaulx et de Villeurbanne. Deux
terrains aménagés seront toutefois à trouver pour les familles en attente
de solutions ; l’éclatement du bidonville est certes positif à
condition qu’il ne soit pas à
l’origine d’un éclatement de la mobilisation. Marta Peyla. Mars 2007
|