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 Terminus Bidonville 

 

 

Sur un terrain du carré de la soie, à deux encablures du terminus Laurent Bonnevay de la ligne A, s’étend et vit le bidonville de Villeurbanne. 140 maisons réparties dans plusieurs rues de terre battue abritent près de 450 personnes, 450 Roms depuis septembre 2006.

Derrière les palissades métalliques où se superposent des affiches de concert, les cheminées des bicoques fument, les façades des maisons sont colorées, patchworks de panneaux publicitaires. Un seul point d’eau pour tout le camp et trois toilettes. Dans un premier temps, la justice avait autorisé l’installation sur ce terrain privé pour une durée de 3 mois jusqu’au début de l’année 2007 puis l’avait remise en question lors de l’audience au TGI le 23 janvier dernier. 

La préfecture avait alors demandé à l’Alpil (association lyonnaise pour l’insertion par le logement) de réaliser une enquête auprès des habitants du bidonville afin d’envisager des solutions de relogement pour les familles roumaines désormais européennes.

Conjointement d’accord sur les résultats de l’audit, l’Alpil et la préfecture proposent 63 emplois, des places en foyer pour des familles sans enfants, des accueils en chambre d’hôtel. D’ici fin mars, tout le campement devrait être déserté.

En attendant et depuis le début, des associations interviennent au milieu des baraquements : Médecins du monde, Art et Développement qui propose des ateliers de peinture et le collectif Classes (collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien des enfants des squats). Plusieurs enfants sont scolarisés dans des écoles de Vaulx et de Villeurbanne.

Deux terrains aménagés seront toutefois à trouver pour les familles en attente de solutions ; l’éclatement du bidonville est certes positif à condition  qu’il ne soit pas à l’origine d’un éclatement de la mobilisation.

Marta Peyla. Mars 2007