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hebdo






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L’Europe
après la pluie

Film-tombeau
/ pour ceux qu’on a oubliés / le long des routes qui
mènent à l’occident / le long des frontières électriques / pour
ceux qui sont morts silencieux dans les cales /
ceux qui n’ont pas eu le temps de renaître / en
esclaves modernes / de l’autre côté / de
notre côté.
Jeremy Gravayat a collecté des images inspirées
par les photographies et textes ramenés d’Irak par Edouard Beau, peu après
le début de la guerre. Ce film selon l’auteur
vise à mettre le spectateur dans un état de contemplation sensorielle.
" Ressentir le vide de l’attente, la nostalgie de l’exil, la cruauté
de l’accueil fait à ces populations en Europe et la désillusion qui en découle.
Séries de paysages d’où l’humanité a déserté. Après, ou avant la
catastrophe. Fixité des choses, du cadre, du regard. Et parfois, au bord de
l’éternité, un tremblement. Qu’est-ce qui se passe face à une image,
une fois qu’on a vu, quand on la regarde encore longtemps…."
Il réalise des films depuis six ans. En 2001, il
aborde dans un premier court-métrage de fiction la thématique des réfugiés
politiques du Kosovo. En 2002, il film le quotidien des réfugiés de
Sangatte, dans un court-métrage documentaire intitulé Un autre jour sur la
plage. Avec la collaboration d’Edouard
BEAU, photographe, ils mènent en 2007, sur l’invitation des Inattendus,
un atelier de réalisation collective sur les sans papiers et les gens qui les
soutiennent, notamment le Réseau Education Sans Frontières à
la Guillotière.
Regards
sur l’exil projection
-rencontre samedi 28 avril, 20h30 à L’Atelier
(91 rue Montesquieu)
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