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 La liste de Carla   

 

Au cœur du Tribunal pénal international pour l’Ex-Yougoslavie, une femme se bat pour obtenir l’arrestation des derniers criminels de guerre encore en fuite. Ils s’appellent Ratko Mladic, Radovan Karadzic ou Ante Gotovina. Elle s’appelle Carla Del Ponte. Pour la première fois, une caméra pénètre dans les coulisses du TPI et suit au jour le jour le travail du procureur et des membres de son équipe. De La Haye à New York, en passant par Belgrade, Zagreb, Luxembourg ou Washington. Entre vérités et mensonges, tentatives de pression, fausses nouvelles, succès, espoirs déçus. Pendant ce temps en Bosnie, dix ans après les événements de Srebrenica, des femmes attendent que justice soit faite. Elles sont rescapées du massacre et s’interrogent. Peut-on croire encore à la justice internationale ? Ou celle-ci ne dépend-elle que de la politique ? Alors que la Serbie se fait de plus en plus nationaliste aux vues des dernières élections législatives, Carla del Ponte n’a plus que quelques mois avant la fermeture du Tribunal de La Haye.

Dans une interview accordée au quotidien suisse 24 Heures, Marcel Schüpbach explique pourquoi il a choisi de s'intéresser à Carla del Ponte et, plus généralement, à la justice internationale. "Ce film n'est pas un portrait de la procureure. Il y a deux histoires qui se déroulent en parallèle. Celle de Carla del Ponte, qui court la planète pour obtenir justice. Et celle des mères de Srebrenica, qui attendent depuis dix ans que justice soit faite et qui s'interrogent : la justice est-elle possible ? A quoi cela peut-il servir d'arrêter aujourd'hui Mladic et Karadzic ? Cela ne fait pas revivre les morts. Tout ce travail du TPIY pose des questions aussi simples et basiques. Finalement, on peut légitimement se demander si tout cela sert à quelque chose. Personnellement, je pense que cela vaut la peine, mais pour un prochain conflit, pour démontrer que l'on peut juger les puissants. Si l'on abandonne sur ce sujet, on abandonne la planète à une sauvagerie sans limites."

 La justice internationale n’est pas toujours plus forte que la politique intérieure de Belgrade puisque le premier criminel de guerre traqué, Mladic, n’a toujours pas été arrêté alors que le mandat de Carla del Ponte s’arrête en septembre 2007. Lolita

pour en savoir +: une critique sur www.critikat.com ;un article de  Sylvie Matton Srebrenica, un génocide annoncé, CNP Terreaux (vo) 14h + mer 18h