Aider un ami
Un de mes amis se drogue, que lui dire ?
Il faut d’abord que tu sois bien au courant des dangers
de la drogue, notamment ceux du cannabis, pour ne pas dramatiser,
ni tout laisser passer et savoir répondre aux idées
fausses.
Il faut que tu sois très clair dans ta tête sur la
nocivité objective du cannabis et savoir répondre
aux a priori sur la drogue, par exemple sur le cannabis. Il faut
donc être formé et intelligent pour répondre
aux fausses idées, aux excuses bidon qu’il invente
pour justifier sa consommation.
C’est bon aussi d’employer des images pour l’aider
à comprendre. Par exemple s’il répond qu’il
« gère », que le cannabis n’a
aucun effet néfaste sur lui, il faut savoir répondre
que le cannabis est une drogue lente et hypocrite : elle
détruit petit à petit et sans qu’on s’en
aperçoive. C’est comme rouler à 50 km/h. Ce
n’est pas dangereux. Mais la nuit tombe peu à peu.
Et dans la voiture les phares ne marchent pas. Ni les freins.
Plus la nuit avance, plus on s’avance donc vers une catastrophe,
sans en avoir du tout l’impression.
Par rapport au cannabis, quel argument employer ?
Il faut éviter tout moralisme. Montrer aussi que le joint
empêche l’amitié, l’amoindrit, pour la
faire disparaître. Alors là il faut savoir se montrer
ferme : tu viens samedi soir avec nous à condition
de ne pas fumer de cannabis. Sinon, chao ! On est ferme,
mais on garde le contact bien sûr. Tu peux toujours nous
appeler si tu changes d’avis, mais avec nous, c’est
pas de shit !
Ensuite la meilleure solution pour s’en sortir c’est
l’abstinence : arrêter totalement d’en
prendre. J’insiste : totalement. Et sans prendre des
substituts à côté (médicaments, alcool,
etc.). Il faut être très clair et très net
sur le discours qu’on tient et sur ses positions par rapport
au cannabis. Il ne faut tolérer aucune prise. Là
il faut savoir être intransigeant. Tout en le convaincant
d’arrêter.
Pour cela il faut être proche de lui. Et s’il ne veut
pas changer de conduite, il faut savoir le mettre au pied du mur :
c’est le shit ou moi ! Il ne faut pas prendre le risque
de devenir complice… Bien sûr même si alors
on prend ses distances on reste toujours en contact, au cas où
l’autre voudrait arrêter et aurait alors besoin d’un
soutien solide.
Dois-je couper avec lui ?
C’est bien si tu peux garder un lien avec lui, sans pour
autant être complice. Tu peux refuser par exemple d’aller
avec lui dans des lieux où il prendra de la drogue. On
peut être ami sans être complaisant. C’est
important aussi de lui faire rencontrer des gens qui ne se drogue
pas.
Comment l’aider concrètement ?
Tu peux lui faire lire des articles ou des livres sur le sujet
de la drogue, surtout des témoignages de jeunes toxicomanes
qui ont décidé d’arrêter. Par exemple
tu peux lui faire lire « Masques
de loups, cœurs d’agneau », où
il trouvera de nombreux témoignages plein d’espérance.
Regarde dans le Calendrier aussi si nous ne venons pas par hasard
dans ta région. Tu pourrais l’y emmener et il pourrait
rencontrer d’anciens toxicomanes