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Le canabis, drogue lente
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Approche philosophique
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Les autres drogues
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La substitution
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Un certain discours

Les Idéologies

Le discours habituel implique de fausses distinctions : drogues douces/drogues dures ; drogues licites/illicites.

Ce sont de fausses distinctions, qui nous empêchent de réfléchir correctement. Toute drogue est dangereuse et destructrice. On ne peut taxer de doux quelque chose qui vous tue ! Parlons plutôt de drogue rapide et de drogue lente et hypocrite.

°« Une société sans drogue n’existe pas » : Certaines personnes, fatalistes, affirment qu’il y a toujours eu des drogues, et qu’il y en aura toujours. Donc : ne nous battons pas contre ce qui est inévitable !!! Or ce principe de raisonnement est absurde, sinon pourquoi, alors, se battre contre la maladie, les épidémies, les accidents de voitures, etc. ?

°« Le droit de se droguer » : Certaines mentalités, se voulant « larges d’esprit et tolérantes », sous prétexte de libéralisme et de respect d’autrui, affirment que « si quelqu’un veut se droguer, il en a le droit, à condition de ne pas gêner son voisin ». Autrement dit : je peux faire ce que je veux (et donc aussi me droguer) tant que je ne nuis pas à mon voisin et pas trop à ma santé.
Le problème c’est que, en se faisant mal, l’individu fait du mal à la société toute entière. Car il en est un membre, et quand un membre est malade, c’est le corps entier qui va moins bien. De plus les toxicomanes comptent sur la société pour la sécurité sociale, le RMI et autres formes d’aide. Lutter contre la drogue participe à la vitalité et au dynamisme de la société.

On voit bien par là que la liberté personnelle a une conséquence directe sur l’ensemble des autres individus, et qu’on ne peut avoir l’intention de vivre complètement indépendamment de la société !.

°« La réduction des risques » : cette logique vise une certaine une conception politique qui revient à défendre les droits particuliers de chacun, et surtout à aider l’individu à se droguer proprement et sans risque pour son voisin et lui-même. D’où cette politique de réduction des risques tout à fait insuffisante pour le rétablir dans sa dignité humaine : drogue toi mais sans sida, sans hépatite, sans délinquance. Dans cette optique la substitution tombe à merveille : enfin le moyen de se droguer proprement ! Il vaudrait quand même mieux mettre son énergie à combattre la drogue et les raisons qui poussent à l’utiliser !

Un manque d’information :

Les médecins souvent, mal ou désinformés, ne sont pas vraiment au courant des méfaits de la substitution. Ils continuent donc à la délivrer très facilement, en croyant guérir leurs patients.

Les outils de formation publiés vont, actuellement, et pour la plupart, dans le sens d’un soutien de la substitution.

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