La substution : le remède
miracle ?
Un frein psychologique
Un jeune sous substitution pense être guéri de la
drogue , discours officiel qui encourage la substitution
comme la solution miracle, médicament remboursé
par la Sécu, donc tout à fait licite, médicament
délivré par un médecin, donc confirmé
par une autorité normalement compétente.
Le jeune se croit donc guéri de l’héroïne
et n’est donc plus du tout candidat à se soigner
de la drogue et à faire un réel sevrage.
Or, il est encore toxicomane, mais personne ne le lui dit et tout
pousse à lui faire croire le contraire. La substitution
peut donc entraîner un grave crise de désespoir :
le jeune croyait qu’il était guéri, et il
découvre qu’il n’en est rien, et c’est
même pire.
Un sevrage rendu encore plus difficile
Cela ne fait que reculer le moment où il faudrait arrêter
de se droguer, et l’aggraver : on est plus vieux, on
a plus d’années de toxicomanie . Donc c’est
plus dur de changer d’habitude de vie. Le corps est plus
marqué, plus âgé, on a donc plus de mal à
trouver du travail, par ex. au-delà de 25 ans les contrats
d’apprentissage ne sont plus possibles !
Un coût très important
La substitution coûte plus cher si on regarde l’ensemble
des dépenses :
- la prise en charge du suivi et du soin d’un toxicomane,
et de celui qui prend un traitement de substitution, est onéreuse.
La réinsertion :
l’abstinent se réinsère, travaille et devient
productif, donc créateur de valeur pour la société.
Il paie alors ses impôts. Alors que celui qui prend de la
drogue ou des substitutions n’est pas vraiment créateur
de richesse.
Une discrimination entre différents malades
Si 1/3 des toxicomanes sont avides d'abstinence et de se réinsérer
sans produit, que fait-on de leur désir ?
Les organismes publics, pour ne pas instaurer de discrimination
entre les malades, ne devraient-ils pas plutôt encourager
l'abstinence et aider à l'ouverture de centres sans drogue
ni substitution ?