La sustitution, seulement un
moindre mal
Comment agir ? Que faire ?
Nous devons, puisque désormais nous ne pouvons plus pratiquer
la politique de l’autruche, changer de discours en maintenant
un refus ferme de la substitution. Et affirmer que la seule solution
vraiment valable est l’abstinence.
Informer
les jeunes en mettant en place une grande prévention, un
réseau de formateurs ;
Informer
les parents à l’aide d’une plaquette, de témoignages,
de réunions d’information ;
Accueillir
les jeunes en difficultés en créant des centres
d’accueil visant l’abstinence ;
Cependant, la substitution semble être un moindre mal dans
des cas très précis :
pour
conduire un héroïnomane vers le sevrage. Ce sevrage
via la substitution nécessite un accompagnement médical,
psychologique et affectif très fort. La prise de substitution
ne devrait alors pas dépasser un court délai, et
être rapidement dégressive Cette méthode devrait
apporter des résultats positifs, surtout pour les cas nécessitant
un sevrage rapide, par exemple pour les femmes enceintes ou des
personnes en déchéance complète, au bord
du suicide.
Pour
les héroïnomanes de plus de 35/40 ans ayant déjà
essayé plusieurs fois l’abstinence, mais sans résultat.
Ces cas restent des exceptions : la prise en charge recommandée
devrait être l’abstinence.
Mais en France nous avons une fâcheuse tendance à
voir dans les exceptions une généralité,
et à leur donner force de loi, légiférant
à partir de cas particuliers. C’est ne pas savoir
ce qu’est la loi, qui est toujours générale.