Le point de vue médical
Il y a des raisons médicales, psychiatriques à
cet éclatement de la personnalité, étudiées
et analysées par d’éminents scientifiques
internationaux. Le médecin cherche les conséquences
du cannabis sur le corps, et particulièrement sur le cerveau,
et explique ainsi les pertes de mémoire, de volonté,
de concentration, l’apparition ou le déclenchement
de la schizophrénie.
Voici en quelques mots les conséquences
du cannabis sur la santé physique :
Sur
le cerveau : le cannabis altère l’équilibre
délicat existant entre le centre du plaisir (cellules limbiques)
et le centre de la volonté (néocortex).
C’est ce qui explique le ralentissement de l’intérêt
intellectuel, une certaine indifférence, l’éloignement
de la vie sociale, des périodes d’euphorie mêlée
d’agressivité suivies de périodes d’apathie
et de dépression.
40 à 50% des redoublements en classe de 4° et 3°
sont dus à un usage du cannabis l’année précédente.
Il entraîne également des troubles de la mémoire.
Sur
le système respiratoire :
L’usage excessif du joint (5 à 10 par jour) peut
donner, en un an, des sinusites et des bronchites chroniques.
Il prédispose 10 fois plus au cancer du poumon ou aéro-digestif.
Sur
la sexualité : chez l’homme il diminue
le nombre et la mobilité des spermatozoïdes et une
réduction des hormones mâles, ce qui peut amener
à l’impuissance sexuelle.
Chez la femme, il peut entraîner une altération de
l’ovulation. Il est toxique pour le fœtus
et peut entraîner une diminution de poids et de taille,
mais aussi du cerveau, chez le nourrisson.
Chez les deux sexes il peut altérer l’ADN des chromosomes
porteurs du message génétique. Le cannabis peut
donc avoir des conséquences sur la fécondité
et la santé de l’enfant procréé.
Sur
le système immunitaire : il l’affaiblit
en inhibant la reproduction des lymphocytes, cellules blanches
du sang portant des anticorps.
Dans sa thèse le Docteur
Chamayou
[thèse de la Faculté de médecine de Rouen
soutenue en septembre 2002 ]
arrive aux mêmes constations et affirme que le cannabis
est dangereux pour la santé de l’homme. Voici quelques
extraits de ses conclusions.
Le cannabis :
entraîne
la mort des neurones de l’hippocampe (structure du cerveau
touchée dans la maladie d’Alzheimer), des troubles
de mémoire.
est
à l’origine de certaines maladies cardiovasculaires
entraînera
une augmentation des cancers de la gorge et du poumon dans les
années à venir et diminue les défenses contre
les microbes, les cancers, le sida
entraîne
des troubles de mémoire, une baisse de la capacité
à s’organiser, un mauvais fonctionnement de la partie
antérieure du cerveau (ce qui entraîne une incapacité
à prévoir, une incapacité à coopérer,
une incapacité à dire non à ses envies du
moment)
donne
un syndrome amotivationnel.
Le Docteur Chamayou conclue :
« Notre société
doit réagir maintenant sans attendre une éventuelle
catastrophe épidémiologique […]. Les milieux
médicaux et politiques se doivent d’avoir un discours
unique et cohérent. Il en va de notre responsabilité
de citoyen et de professionnel. »
« Couper court aux mythes pour sauver
une génération », propose le docteur Maria
Cristina Del Poggetto, spécialiste en psychiatrie et en
psychothérapie relationnelle,(ROME, Mardi 5 juin
2007) :
«Le corps médical prend progressivement conscience
des dégâts que provoque la consommation de cannabis »
Concernant le rôle que joue le cannabis dans la persistance
ou l’aggravation des symptômes dépressifs,
la psychiatre a fait part d’une étude alarmante publiée
dans la revue « Archives General Psychiatry, octobre
2004, Lynskey» selon laquelle le risque de tentatives de
suicide et de pensées suicidaires est trois fois plus élevé
chez les jeunes consommateurs de cannabis ».
« Nous savons en
outre que la consommation de cannabis augmente le risque d’accident
mortel en voiture. Ces résultats ont été
confirmés par plusieurs enquêtes menées dans
plusieurs pays européens et nord-américains .
Il est également prouvé que la consommation de cannabis,
surtout chez les jeunes, favorise l’apparition et l’augmentation
de troubles schizophréniques ».
« A ce propos,
une étude néo-zélandaise a démontré
ce mois-ci que le taux de concentration et la faculté d’apprentissage
étaient beaucoup plus faibles chez les adolescents fumant
du cannabis »…
« Si nous ne coupons pas court à certains
mythes, c’est toute une génération de jeunes
qui sera perdue et que nous aurons sur la conscience » a-t-elle
averti.