FNER - Fédération Nationale pour l'École Rurale - FNER
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La Fédération Nationale pour l'École Rurale
(anciennement F.N.D.P.E.R., Fédération Nationale de Défense et de
Promotion de l'École Rurale), est composée
d'associations
(régionales, départementales, locales), de
correspondants locaux et de particuliers.
Tous sont des enseignants, des élus, des parents, des amis de
l'École,
qui sont quotidiennement en prise directe avec le monde rural et
les écoles rurales.
La FNER a ainsi des représentants dans une quarantaine de départements.
Elle est indépendante de tout mouvement politique, confessionnel ou
syndical.
Cette fédération agit pour :
- Assurer aux enfants de l'ensemble des espaces ruraux, quelle que soit
leur situation géographique, un enseignement de qualité dans le cadre
d'un service public de proximité.
- Promouvoir, à partir des expériences existantes, une école rurale
ouverte sur l'avenir, innovante et dynamique tant sur le plan de
l'acquisition des savoirs que sur celui de la formation des individus
et des groupes.
- Mieux faire connaître la réalité de l'école rurale, sa valeur
pédagogique, les résultats qu'elle obtient, le rôle essentiel qu'elle
joue dans le développement local.
- Faciliter les échanges entre élus, enseignants et parents pour
arriver à une gestion commune de l'école rurale à l'échelle locale,
départementale et nationale.
- Encourager la coopération, sous quelque forme que ce soit, entre
écoles rurales, promouvoir les échanges afin de leur donner la
possibilité de se doter en commun des moyens et de partager leurs
expériences.
- Obtenir des pouvoirs publics que soit reconnue au sein du système
éducatif, les spécificités des écoles rurales et que leur soient donnés
les moyens nécessaires à son évolution et à sa valorisation.
C'est donc pour le maintien et le développement d'un service public de
qualité, à partir des atouts pédagogiques des petites structures
scolaires, que la Fédération agit.
(Voir aussi p.2 de l'appel national)
Avant 1990 : Face aux
risques de fermetures de classes, des associations se sont créées dans
certains départements (Creuse, Dordogne, Htes-Alpes et Vienne) pour
défendre les écoles de village. Les associations ont été relayées par
des réseaux déjà existants.
Début
1990 : Suite au rapport Mauger, préconisant le groupement
concentré des écoles rurales, des comités de défense se créent dans
plusieurs départements.
Avril
1990 : Création à Carmaux de l'A.D.P.E.R. (Association de
Défense et de Promotion de l'École Rurale) qui se transformera plus
tard en C.R.E.P.S.C. (Centres de REcherches sur les Petites Structures
et la Communication)
1991
: l'A.D.P.E.R. publie une contre-analyse
du rapport de Pierre Mauger. Celui-ci répond le 13 décembre et
affirme qu'aucune mesure nationale ne sera prise.
Avril 1992 : Premier colloque national au
Vigeant (Vienne) sur l'école rurale qui rassemble plus de 20
départements français. La rencontre associe parents, élus et
enseignants, ce qui sera un principe de base de la F.N.D.P.E.R.. Des
actes seront publiés.
27
juin 1992 : Naissance officielle de la F.N.D.P.E.R. à Larajasse
(Rhône) qui regroupe l'A.D.P.E.R. et les associations départementales.
L'A.N.E.M. (Association Nationale des Élus de Montagne) adhère
également à la fédération.
Avril 1993 :
Deuxième colloque national sur l'école rurale à Crozon (Finistère),
intitulé " École rurale, école nouvelle ". Plus de 40
départements et 200 personnes participent aux travaux de ce colloque où
des personnalités interviendront par conviction : Philippe Meirieu,
Hubert Montagner, Paul le Bohec, Michel Authier, Françoise Oeuvrard,
Eric Debarbieux. Les actes de ce colloque sont édités par la Fédération.
Printemps
1993 : début du moratoire " Balladur " sur les services publics
en milieu rural.
Novembre
1993 : La F.N.D.P.E.R. participe au débat lancé en France sur
l'aménagement du territoire.
Février
1994 : Première journée européenne de l'École rurale au
Parlement européen de Strasbourg (Bas Rhin). L'idée d'un comité de
liaison européen est lancé à cette occasion.
Mars
1994 : La F.N.D.P.E.R. participe activement aux débats et
consultations qui ont lieu sur l'école à partir des 155 propositions du
ministre de l'Éducation.
Avril
1994 : Journées d'étude de l'école rurale à Chalencon (Ardèche).
La F.N.D.P.E.R. précise ses positions et propositions.
1994-1995 :
Contacts institutionnels avec les syndicats, les fédérations de
parents, les élus, les mouvements pédagogiques, les médias, les
ministères afin que soient entendues les revendications et propositions
de la F.N.D.P.E.R. et de ses adhérents.
Juillet 1995 : La F.N.D.P.E.R. participe
au colloque d'Autrans (Isère) organisé par les C.R.E.P.S.C. sur le
thème " École rurale, communication et technologies
nouvelles " Près d'une centaine d'intervenants, dont Michel
Authier, Pierre Lévy, Guy Avanzini, Patrick Guihot, J.J. Morne, Ruy
d'Espinay (Portugal), R.Morel (Suisse), M. Boada (Espagne). Nombreuses
présentations d'expériences dans tous les domaines. Les C.R.E.P.S.C.
publient les actes.
Naissance de l'Association Européenne de Développement de l'Éducation
de Proximité (A.D.E.L.E.) avec le Portugal, l'Espagne, l'Irlande et la
France.
Avril 1997 : La F.N.D.P.E.R. organise un
colloque à Poitiers (Vienne) sur le thème : " Enfants, écoles et
territoires dans les banlieues et les campagnes ". Les
participations de Bernard Charlot, Agnès Henriot-Van Zanten, d'André
Chambon et les échanges sous forme d'ateliers sont publiés dans les
actes.
Janvier-Mai 1998 :
Participation de la F.N.D.P.E.R. au groupe
de travail sur l'école rurale mis en place par M. Lebossé,
inspecteur général à la demande de Ségolène Royal sur le thème
" Pour une nouvelle dynamique du système éducatif en zone rurale
isolée "
1998-99
: lancement de la lettre ouverte " Nous nous autorisons à
sortir " signée par plus de huit cents enseignants, parents,
animateurs de centre, élus, contre les textes ministériels sur les
sorties scolaires.
Mai
1999 : Journées d'étude de Paulmy
(Indre-et-Loire) sur le thème " Écoles et territoires "
La F.N.D.P.E.R. devient F.N.E.R. (Fédération Nationale pour l'École
Rurale)
Février 2000 :
Coordination nationale des classes uniques.
Mars
2000 : Appel pour le maintien des
écoles de proximité, qui reprend les options fondamentales de la
fédération, et qui a recueilli plus de 3000 signatures.
Novembre 2000 :
Rencontres de Loches, sur l'évolution
récente du monde rural, sur les transformations structurelles
(communautés de communes, pays, etc., et dans le domaine scolaire, les
réseaux, les RPI...)
Mars
2001 : Lettre ouverte aux I.A.
Octobre 2002 : Rencontres d'Olby : le point sur
l'actualité et la relance de la FNER.
Juillet 2003 : Rencontres
de Thiézac : le collège rural, la dimension européenne de l'école
rurale, une "évaluation de l'Ecole Rurale", école, territoires et
collectivités locales, avec la participation entre autres d'Yves Alpe
et d'Yves Jean.
2003
: projet X. Darcos de regroupements et de super-réseaux => Contre-analyse
de la FNER.
Janvier 2004 : rencontre FNER/Jean David
(Conseiller de Xavier Darcos) sur les réseaux.
Avril
2004 : rencontre FNER/Pierre Martin (sénateur, rapporteur de la
commission relative à l'Ecole Rurale).
Juillet 2004 : Rencontres de Jabreilles : « Un réseau
peut en cacher un autre... » (réseaux ou regroupements ?). Le point sur
les réseaux d'écoles.
Mai 2005
: Rencontres de Rochefort (Puy-de-Dôme). "
L'École rurale en France et en Europe " : regards croisés sur plusieurs
systèmes européens. Nouvelles données de l'Observatoire de l'École
Rurale (participation de Pierre Champollion, de Roser Boix). Film,
débat, ateliers...
Juillet
2005 : Lettre commune
FNER/SNUIPP/SE/SGEN/AMRF pour demander au Ministère de l'Éducation
Nationale que soit incluse dans le cahier des charges pour les IUFM,
une véritable formation aux aspects spécifiques de la pratique
professionnelle en école rurale.
Juin 2006 : Communiqué
de la FNER sur la "Convention de Massiac"
Octobre 2006 : Rencontres de Marcq (Yvelines). Ébauche d'un
véritable projet pour l'école rurale..., mais aussi : classes uniques
en ZEP, recherches et préconisations de l'OER, l'école rurale sous la
IIIème République...
Octobre 2007 : Rencontres de Sambin
(Loir-et-Cher). Être parent en milieu rural. Points de vue de parents,
de chercheurs, de praticiens de la petite enfance...
(version
imprimable recto-verso A3 plié)
(version
imprimable recto-verso A4 plié)
Ce texte est une synthèse du travail mené
depuis plusieurs années, à partir notamment des
rencontres FNER d'octobre 2006, mais aussi de ce qui a été
dit et écrit avant et après. Il est parfois découpé
de façon arbitraire, tant il est difficile de traduire sous
forme linéaire les fonctionnements d'un système
complexe...
Il se veut à la fois une aide à la réflexion de chacun, et un outil de revendication argumenté.
Les propositions avancées – et c'est ce qui fait leur valeur – viennent toutes d'acteurs de terrain ; elles s'appuient en grande partie sur les réussites observées en France et ailleurs. Aussi va t on y trouver à la fois des mesures conservatoires et des demandes de profonds changements. Et même si certains points peuvent paraître discutables, voire utopiques, la plupart sont pour nous incontournables.
I/ PRATIQUES D'ECOLE - PRATIQUES DE CLASSE
1- Préserver, voire rechercher l'hétérogénéité des âges, des niveaux, des milieux socioculturels, favorisant ainsi les interactions entre les enfants (instituées ou non en tutorat, compagnonnage..., par exemple entre enfants en grande facilité et enfants en grande difficulté, entre petits et grands...). Cette organisation nécessairement pluriannuelle (cycles) leur permet, en respectant mieux leurs rythmes personnels, d'acquérir plus solidement des connaissances, ainsi que des compétences sociales et humaines.
2- Élargir progressivement les échanges avec l'extérieur de la classe (correspondance, réseaux...).
- De même, chez les enseignants, permettre, favoriser et développer leur ouverture sur l’extérieur et leur implication dans la vie associative et/ou citoyenne, dès la formation initiale.
- Prendre impérativement en compte l'environnement local, culturel, historique, géographique, linguistique (le cas échéant, enseignement des langues dites régionales)...
- Concevoir l'école comme un lieu culturel (bibliothèque, expositions, ateliers...) s'adressant aussi à la population locale (anciens élèves, autres habitants du village, etc.).
3- Laisser aux enseignants une grande liberté pédagogique (choix des méthodes et des pratiques), notamment pour permettre de s'adapter aux réalités locales, aux élèves tels qu'ils sont et tels qu'ils changent, à l'environnement géographique et social, et à leurs propres sensibilités et aptitudes.
4- Exiger de l'espace, utiliser, aménager au maximum tous les espaces disponibles dans l'école et autour.
5- Préserver une grande polyvalence des maîtres, mais en même temps, faciliter réellement la participation de divers intervenants : parents, personnes pour aider, personnes à compétence particulière (EPS, musique, arts visuels ou autres).
6- Diffuser, voire co-élaborer les outils pédagogiques adaptés à ces classes : plans de travail, outils auto-correctifs, fichiers...
7- Abaisser sensiblement les effectifs dans les classes à plusieurs cours (ex. 12 élèves/classe à 3 cours et plus), avec maintien et ouverture d'une école possibles dès 3 ou 4 élèves.
8- Développer le désir de travailler en équipe (école et/ou réseau), par de bonnes conditions d'échanges entre enseignants et avec les partenaires (temps institués, vraie salle des maîtres...), permettant d'élaborer et de réaliser des projets, de résoudre certains problèmes, et par la mise en place de décloisonnements (maternelle au CM2), de maîtres supplémentaires pour un territoire et un projet définis, de doublettes (cf. II, 10), et d'une véritable évaluation du travail d’équipe (sortir de l'idée "un maître = une classe").
9- Aider le directeur d'école (qui doit cependant demeurer enseignant et sans statut hiérarchique) : recentrer son action sur des tâches vraiment utiles pour l'école, créer des postes de secrétaires de direction (pour plusieurs écoles ou conjointement avec des institutions ou associations locales), partager les tâches de direction dans l’école... Envisager d'autres systèmes de nomination (élection par les collègues, embauche par une collectivité, durée limitée, direction tournante ?...).
10- Aller vers la gratuité totale des fournitures de la maternelle à la terminale, ainsi que du maximum d'activités pédagogiques (sorties scolaires, musées, concerts, transports liés à ces sorties).
11- Améliorer les conditions d'accueil des petits, dès deux ans si besoin, et des enfants handicapés : aide matérielle et en personnel.
II/ FORMATION DES ENSEIGNANTS
1- Allonger le temps de formation initiale, beaucoup trop courte, parfois quelques heures seulement - voire aucune - consacrées à une discipline ou un aspect du métier d’enseignant ; prévoir une vraie formation ASH (Adaptation Scolaire et Scolarisation des Élèves Handicapés).
2- Tendre vers une alternance "formation + pratique + formation". Le stage en responsabilité devrait ainsi être allongé et suivi d’un vrai travail de retour en IUFM.
Éviter le morcellement de la formation.
3- Ne pas abuser de la didactique des disciplines et de l’abstraction : réintroduire absolument dans la formation l’apprentissage de la gestion globale d’une classe. Les aspects pratiques de la classe ne doivent plus être négligés. Donner du sens à la formation en IUFM en privilégiant la réflexion sur le système éducatif.
4- Favoriser une culture humaniste, entre autres en insistant particulièrement sur la connaissance du territoire et sur une meilleure connaissance des cursus et des métiers, pour une meilleure orientation des élèves. De même, former les futurs professeurs à la lecture et à la connaissance du/des territoires (trois fois dans l’année, étude sur le terrain puis à l’IUFM, par exemple).
5- Faire intervenir pendant la formation initiale des enseignants, d’autres acteurs de l’éducation comme les travailleurs sociaux, les animateurs socio-culturels, des professionnels de terrain expérimentés et porteurs de compétences spécifiques, ainsi que les partenaires privilégiés de l'école que sont les associations de parents et d'élus. Apprendre à travailler en partenariat, en réseau.
6- Exiger la présence de maîtres-formateurs en milieu rural, avec des classes à plusieurs cours, pour assurer un stage obligatoire en milieu rural. Lors de la formation en IUFM, expliquer et valoriser l’école à petite structure et la richesse de l’école rurale, ainsi que les modes d'organisation tels que réseaux, RPI...
7- Rendre la formation continue (de plus en plus discontinue quand elle n’est pas absente) accessible à tous, notamment aux enseignants travaillant dans une classe à plusieurs niveaux.
8- Améliorer et ouvrir la formation de tous, y compris des formateurs par l'organisation d'échanges de chercheurs (entre IUFM, entre IUFM et Universités), ainsi que de conférences plus nombreuses...
9- Permettre aux enseignants de prendre des années sabbatiques (4?). Ils en ont besoin au cours de leur carrière, pour revenir en formation, reprendre des études, réaliser des projets.
10- Créer des « doublettes » (cf. I, 8) formées d’un professeur sortant de l’IUFM et d’un enseignant plutôt en fin de carrière pendant une année, ce qui permettrait aux plus anciens d'éviter l'usure, de travailler plus longtemps, de transmettre certains "gestes" et concepts éducatifs et pédagogiques : prise en main, tenue de la classe, gestion de l'enfant/groupe classe, rapports entre unité et diversité du groupe-classe, étapes pour mettre en œuvre une vie de classe, tirer parti de l'imprévu...). Les débutants auraient ainsi un contact plus confiant avec les classes rurales, et les élèves en profiteraient également.
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III/ ACCUEIL PRÉSCOLAIRE ET PÉRISCOLAIRE - PARTENARIATS
1- Encourager et faciliter l'investissement de tous, en préservant la "taille humaine" de l'école rurale, atout essentiel - et vécu comme tel -, qui permet aux élèves, aux enseignants, aux partenaires, de tisser de réelles relations citoyennes et humaines.
2- Favoriser la mixité sociale (cf. rôle des élus locaux), pour renforcer ces relations.
3- S'appuyer sur les expériences, sur ce qui fonctionne, favoriser les échanges et notamment en direction d’autres structures d’enseignement (autres écoles, collèges et plus généralement autres lieux d’éducation).
4- Encourager le développement et la pérennité de réseaux, non pas sur la base d’un modèle centralisé venu « d’en haut », mais sur la trame de réseaux imaginés, élaborés et construits par « le terrain » : enseignants, parents, élus locaux. Par le biais même des réseaux, aider au développement du travail d’équipe et de la mise en commun des compétences.
5- Donner de vrais pouvoirs démocratiques aux Conseils d’écoles, aux Conseils de réseaux, afin qu’ils deviennent réellement des outils efficaces, et soient perçus comme tels. Cela permettrait à chacun des partenaires (personnes, institutions, associations) de se sentir et d'être davantage acteur que spectateur et/ou consommateur d'école, et ainsi de gérer et coordonner un projet éducatif global incluant, en termes d'actions et de moyens, le pré- et le périscolaire : par ex. coordonner l’action et les moyens de la cantine, de la garderie, de la crèche (parentale ou non), du centre de loisirs...
6- Rechercher constamment la plus grande confiance possible entre tous les partenaires (par exemple ouvrir suffisamment la classe, l’école aux parents d’élèves), confiance et la collaboration indispensables (y compris entre les administrations et les administrés), pour mener à bien des projets éducatifs globaux, voire des « projets éducatifs de territoire », durables, autant que pour un fonctionnement optimal de l’école au quotidien.
7- Permettre assez de souplesse pour pouvoir prendre en considération des évolutions sociales telles que les besoins spécifiques des familles mono-parentales ou les rythmes de vie liés aux horaires de travail. Souplesse aussi et davantage d’autonomie administrative et financière pour l’achat de matériel, la constitution de réseaux, la gestion des intervenants dans les écoles... et d'une façon générale, la prise en compte des spécificités liées à la ruralité : distances, équipements, modes d'organisation...
8- Établir/rétablir des garde-fous :
> Assurance d’une école rurale publique et laïque, dans un cadre républicain et démocratique, permettant une réelle égalité des conditions d’éducation et d’enseignement sur tout le territoire (rééquilibrage des politiques locales), par le maintien d’un tissu scolaire de proximité, le refus des politiques de regroupements à courte vue, nationales, départementales ou locales (aggravées par le glissement de la compétence scolaire des communes au profit de l’intercommunalité), et le refus de la participation financière « obligatoire et sans conditions » imposée aux communes par l’application de l’article 89...
> Respect des compétences de chacun dans l'établissement de partenariats (par exemple, les équipes pédagogiques doivent rester les maîtres d’œuvre des orientations pédagogiques).
> Garantie de moyens de fonctionnement suffisants (personnels et matériels), et durables (échéances pluriannuelles).
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IV/ POLITIQUES MUNICIPALES
1- Avoir une attitude volontariste, concevoir une politique scolaire pour sa commune, consulter les professionnels, d'autres élus, étudier en amont les besoins de sa commune et sa situation dans le canton et le département. L'organisation de la structure scolaire doit avant tout être choisie et non imposée.
2- Assurer la continuité des financements et des investissements, ne pas se faire plaisir en investissant par à-coups dans des équipements de prestige, mais assurer un entretien régulier des bâtiments, leur modernisation, le renouvellement des équipements devenus obsolètes.
3- Mettre en place des activités périscolaires : accueil des enfants le matin et le soir, restauration scolaire de qualité, permettront aux enfants de rester à l'école du village même si les parents travaillent ailleurs.
4- Intégrer les associations, ouvrir l'école sur la vie associative, l'associer aux projets de développement de la commune : projets culturels, scientifiques, écologiques...
5- Faire participer les élus à la vie de l'école, à l'occasion d'une fête de fin d'année, d'une journée portes ouvertes..., notamment pour ceux qui n'ayant pas (plus) d'enfants en âge scolaire, se sentent éloignés du monde éducatif et ont du mal à se représenter concrètement l'utilisation des budgets votés.
6- Rechercher les bons plans de financement : en dehors des deniers communaux, solliciter selon les projets, les instances intercommunales, départementales, régionales, européennes...
7-
Ne
pas se contenter de signer des chèques, ou de voter des
crédits, mais s'investir,
participer
dès sa conception au projet d'école,
aller
au devant de la demande, réfléchir avec tous les
partenaires (enseignants, enfants, parents) sur leurs besoins, leur
proposer des rencontres régulières.
Transmettre
une image positive et dynamique de l'école,
en particulier à travers un projet d'école cohérent
et innovant, valorisant ainsi l'image de la commune auprès de
la population et favorisant l'arrivée de nouvelles familles.
______________________________
Vous pouvez envoyer toute réaction, tout commentaire au secrétariat :
Secrétariat FNER - 14, rte de Pontlevoy - 41400 VALLIERES LES GRANDES
Tél : 02 54 20 91 35 - courrier électronique : baronmimerciwanadoo.fr
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l'école rurale. Ce sont d'ailleurs les messages recueillis sur cette
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5- > Assemblée Générale de la FNER (date à préciser)
6- Décisions et textes nationaux concernant les écoles rurales (historique et actualité).
- Printemps 1993 : moratoire décidé par le gouvernement
qui suspend toute suppression de service public (dont l'école) en
milieu rural jusqu'en 1994 (puis maintenu jusqu'en janvier 1999).
- Mai 1993 : Rapport Ferrier " Réseau scolaire en milieu
rural " Ministère de l'Education nationale.
- 12 janvier 1995 : " Prise en compte du rural dans l'organisation
du mouvement des instituteurs " Bulletin Officiel de l'Éducation
nationale n.2, p.162
- Septembre 1997 : Rapport Lebossé
Ministère de l'Education nationale.
- Février 1998 : Rapport Pair " Rénovation du service public de
l'Éducation nationale : responsabilité et démocratie " Ministère
de l'Education nationale.
- Novembre 1998 : Contre analyse du rapport Pair par la Fédération
- Juillet 1998 : " Projet éducatif local " Bulletin Officiel
de l'Éducation nationale n.29 p.1602-1605
- Novembre 1998 : " Une charte pour bâtir l'école du XXIème
siècle. " Bulletin Officiel de l'Éducation nationale Numéro
Hors-série p.1-20
- Décembre 1998 : " L'avenir du système éducatif en milieu rural
isolé. " Bulletin Officiel de l'Éducation nationale n.48 p.2731 et
suiv.
- Janvier 1999 : le moratoire est supprimé.
- Janvier 1999 : " Rentrée 99. L'école pour tous " Bulletin
Officiel de l'Éducation nationale n.1, p.9 et suiv.
- Novembre 1999 : Nouvelle circulaire sur les sorties scolaires.
- Février 2000 : les Réseaux Ruraux d'Éducation
(RRE)
- Février 2003 : "rapport d'étape" de
l'Inspection Générale de l'Education Nationale sur le réseau des écoles
- Printemps 2003 : nouveau statut des
écoles et des réseaux (projet)
- 2003 : Rapport d'information (Jean François-Poncet) sur "l'état
du territoire", chapitre V sur le
renouveau des espaces ruraux.
- Avril 2004 : suppression de l'obligation d'étude d'impact pour les
suppressions d'écoles ; rétablissement provisoire d'un moratoire "de
fait".
- Octobre 2004 : rapport Thélot
(version .rtf)
- Juin 2006 : "Convention de Massiac",
engageant la préfecture, les autorités académiques, le
conseil général, et l’association des maires du Cantal à "élaborer un
schéma départemental prospectif de l’organisation du territoire
scolaire".
Bulletin interne :
- La Lettre de la F.N.E.R. (épisodique)
Compte-rendu des différentes rencontres
Actes de colloque :
-F.N.D.P.E.R., 1993 : " École rurale, école nouvelle "
Actes du colloque de Crozon
Epuisé, mais consultable au secrétariat. Contient le rapport de
Françoise OEuvrard (Ministère, DEP)
-F.N.D.P.E.R., 1997 : " Enfants, écoles et territoires dans les
banlieues et ailleurs " Actes du colloque de Poitiers
Prix : 15 € l'exemplaire + 3 € si frais de port.
A commander au secrétariat :
Michel BARON, 14,
route de Pontlevoy, 41400 VALLIERES LES GRANDES, Tél : 02 54 20 91 35.
Les actes du colloque sont à la bibliothèque de
l'I.N.R.P. (Institut National de la Recherche Pédagogique, rue d'Ulm,
Paris)
8- Autres sites, autres liens...
- Toutes les rubriques de MARELLE,
le site des CREPSC, entre autres le site classes
uniques
- ADELE (Association
pour la défense d'une éducation de proximité
européenne)
- AMRA
(Association des Maires Ruraux de l'Aube)
- ACEPP
(Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels)
- AMRF
(Association des Maires Ruraux de France)
- UNADEL
(Union Nationale des Acteurs et des Structures du Développement Local)
- SNUipp
(Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et
PEGC)
- MRJC
(Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne)
- OER
(Observatoire de l'École Rurale)
-
École
et Territoire (compétences juridiques, notamment)
-
Le
Collectif pour la Défense de l'École Publique de Proximité.
- Les
lycées ruraux (collectif)
- RECIT
(Réseau des Ecoles de Citoyens)
- Editions
Odilon (Editions pédagogiques, une mine pour
l'enseignant en milieu rural)
- CNRBE (Collectif National de
Résistance à Base-Elèves)
Président : Etienne ANQUETIL,
Coheix, 63230 MAZAYES
Tél : 04 73 87 14 37, anquetil.etiennemerciwanadoo.fr
Trésorier : Alain MESNAGE,
Grand Vaud, 87370 JABREILLES LES BORDES
alain.mesnagemerciac-limoges.fr
Secrétaire : Michel BARON,
14, route de Pontlevoy, 41400 VALLIERES LES GRANDES,
Tél : 02 54 20 91 35, baronmimerciwanadoo.fr
Vice-Président : Pierre SOUIN,
Ecole Publique, 78770 MARCQ
pierre.souinmerciclub-internet.fr
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