|
|
La
programmation

du mercredi 18 au vendredi 27
novembre 2009
d’après «Dom Juan» de Molière
direction
d’acteurs Francis Azéma
avec : Sylvie Maury, Francis Azéma et
Christophe Montenez
C’est
aussi un road movie, Dom Juan. Une course poursuite. L’amour en fuite...
Il
court, il part (à la dérive), il se cache, il se bat, accompagné du
seul Sganarelle, son boulet, son Sancho, son compère, comme dans les
grands duos comiques, sauf que là...
Mais il fuit quoi, il fuit qui,
Dom Juan ? Des femmes qui le traquent ? Des hommes qui le menacent ?
Jusqu’aux morts qui reviendraient presque le hanter !
Et s’il se
fuyait lui-même, Dom Juan ? S’il fuyait sa propre vie, ce monde où il
ne trouve pas sa place, parce que pour lui, Dom Juan, le monde, la vie,
c’est pas ça, c’est beaucoup plus que ça, c’est...
l’Amour ?
peut-être, mais surtout pas dans le mariage imposé, les promesses
impossibles, les déclarations menteuses, les fiançailles,
les ...
Dieu
? peut-être aussi, mais pas dans les superstitions, les croyances, les
bêtises racontées aux benêts : Enfer, Paradis, miracles...
C’est
l’Humain sûrement, mais sans les hypocrisies, les vanités, le matériel,
la routine, tous ces trucs qui encrassent le coeur...
Alors,
bien sûr, il ne trouve rien, Dom Juan. Il se perd, il s’ennuie, il
devient agressif, violent, il joue avec le feu... et il décide enfin de
faire demi-tour.
Il revient chez lui, Dom Juan, pour le regarder
en face, ce monde qui le suicide. Il fait entrer créancier, famille,
femme... invite à son dernier repas ceux qu’il fuyait, ceux qu’il
détestait, il se déguise en eux, les singe, mais ils ne le remarquent
pas, aveuglés par leur propre miroir.
Jusqu’à ce que, invitée de
la dernière heure, la Mort frappe à sa porte, elle aussi, peut-être la
seule amie, peut-être la seule issue, et alors, ensemble, se donnant la
main, ils se laissent séduire... et partent à nouveau. |
en journée à
14 h
jeudi 19 novembre
vendredi 20 novembre
mardi 24 novembre
jeudi 26 novembre
vendredi 27 novembre
en
soirée à 20 h
mercredi 18 novembre
jeudi 19 novembre
vendredi 20 novembre
samedi 21 novembre
mardi 24 novembre
mercredi 25 novembre
jeudi 26 novembre
vendredi 27 novembre
l’après-midi
à 16 h
dimanche 22 novembre
|

du
jeudi 10 au samedi 19 décembre 2009
d’après «Antigone»
de Sophocle et d’après «Antigone» de Anouilh
direction
d’acteurs Francis Azéma
et Sylvie Maury
avec : Agnès Claverie, Pauline Lecoq,
Sylvie Maury,
Francis Azéma, Romain Grard et Christophe Montenez
En
mettant face à face les deux Antigone(s) les plus souvent représentées,
ce sont aussi deux formes de théâtre que nous voudrions non pas opposer
mais réunir.
Le Théâtre Antique Grec, d’où est née il y a plus
de 2450 ans la tragédie de Sophocle, est bien différent de notre scène
contemporaine. Il nous serait impossible de représenter, surtout en
Noir Lumière, ce qu’était alors une représentation devant 20.000
spectateurs en transe...
Nous essaierons cependant, en nous
inspirant de documents, de retrouver (peut-être) la puissance,
l’essence du jeu antique : tendu, hiératique, scandé... C’est encore
une fois l’émotion qui sera notre guide.
L’Antigone d’Anouilh
suscite depuis sa création en 1944 un engouement étonnant
principalement auprès des adolescents. Beaucoup de commentaires ont été
entendus autour de cette pièce écrite pendant la guerre où il fallait
choisir entre la fatalité (le destin) et la Résistance (le défi).
Reste
Antigone, l’éternelle. La fille qui ose dire non au pouvoir, non à la
loi, celle qui s’oppose aux Dieux ou à la majorité quand elle se
trompe, quand elle s’éloigne de la vie, quand elle se déshumanise pour
se réfugier dans la violence absurde ou le renoncement.
D’ailleurs,
est-on toujours “Anti” aujourd’hui ? Peut-on dire, comme Antigone : NON
! au risque de sa propre vie ? N’a t-on pas parfois l’impression que
les luttes, les idéaux, les utopies, les résistances ont fait place aux
petits égoïsmes, aux lâches abandons, aux médiocres profits personnels
? Non. Il existe encore et partout des résistants à la bêtise aveugle,
des désobéissants salutaires qui semblent s’égarer peut-être en bravant
les règles établies, mais guère plus que l’éclaireur courageux qui
finira toujours par nous montrer la voie. |
Antigone
de Sophocle
en journée à
14 h
jeudi 10 décembre
mardi 15 décembre
jeudi 17 décembre
en soirée à
20 h
jeudi 10 décembre
samedi 12 décembre
mardi 15 décembre
jeudi 17 décembre
samedi 19 décembre
Antigone
de Jean
Anouilh
en journée à 14 h
vendredi
11 décembre
vendredi 18 décembre
en soirée à 20 h
vendredi
11 décembre
mercredi 16 décembre
vendredi 18 décembre
l’après-midi à 16 h
dimanche
13 décembre
|

du
21 au 30 janvier 2010
d’après «Bérénice»
de Racine
direction
d’acteurs Francis Azéma
avec : Sylvie Maury, Corinne Mariotto,
Francis Azéma et Christophe Montenez
Comment
penser que Bérénice, oeuvre la plus sensible, histoire d’amour la plus
émouvante, la plus intense de Racine, celle où larmes et secrets
murmurés remplacent cris et sang versé, où aucun crime n’est commis,
aucune intrigue ourdie, aucun mensonge, tragédie de la tendresse, du
devoir, de la passion, la compassion...
Comment imaginer que
Bérénice, dont le synopsis ferait fuir les amateurs d’action, de
bagarres, de traître châtié par le héros...
Comment songer que Bérénice, trio classique de la femme aimée par deux
hommes...
Comment affirmer enfin que Bérénice est la pièce la plus violente, la
plus cruelle, la plus barbare du dramaturge ?
Jamais
coeur fut aussi mal traité, jamais personnages furent aussi mis à mal,
aussi torturés, broyés, laminés par la puissance d’un tyran absolu :
l’Amour.
Bien sûr, il reste les coeurs de pierre, les atrophiés
du sentiment, ceux qui baillent ou ricanent dès qu’ils entendent ce
mot, qui attendent la baston pour comprendre... ou qui préfèrent rire
un bon coup parce que “ le théâtre c’est fait pour rigoler !”
Racine
nous invite à pleurer avec Bérénice ; sans honte, sans tabous, sans
préjugés, il nous demande de nous laisser aller, de nous abandonner, de
libérer aussi notre besoin parfois impossible de dire “ je t’aime” sans
être ridicule, et même si c’est sans espoir.
Et si pleurer (pas
pleurnicher) faisait du bien ? Et si la catharsis opérait ?
Nous
libérait, nous soulageait, nous donnait force et courage ?
Si après ça, on se sentait lavé, purgé d’un trop plein de souffrance,
de silences, de non-dit, de trucs enfouis dedans ?
Et si après avoir pleuré, on se sentait heureux ?
Qui pourrait penser que Bérénice... |
en journée à 14 h
jeudi 21 janvier
vendredi 22 janvier
mardi 26 janvier
jeudi 28 janvier
vendredi 29 janvier
en soirée à 20 h
jeudi 21 janvier
vendredi 22 janvier
samedi 23 janvier
mardi 26 janvier
mercredi 27 janvier
jeudi 28 janvier
vendredi 29 janvier
samedi 30 janvier
l’après-midi à 16 h
dimanche 24 janvier
|
|